Chaque été, les épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse deviennent plus fréquents et plus intenses. Pour les professionnels de la filière équine, ces conditions imposent une vigilance accrue, tant pour garantir le bien-être des chevaux que pour respecter les restrictions mises en place par les pouvoirs publics. Transport, accès à l'eau, gestion des pâtures ou encore prélèvements d'eau : tour d'horizon des principales mesures à connaître.
Adapter les transports
Conformément à l'arrêté ministériel du 22 juillet 2019, le transport routier des animaux est interdit à partir de 13 h dans les départements placés en vigilance canicule.
Les épisodes de fortes chaleurs et de canicule peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé et le bien-être des équidés, en particulier lors des transports. Températures élevées, circulation de l’air insuffisante, temps de trajet prolongé ou embouteillages augmentent les risques de déshydratation, de stress thermique voire de coup de chaleur.
Que vous soyez professionnel ou particulier, il est essentiel d’adapter vos pratiques afin de garantir les meilleures conditions de transport à vos animaux.
Retrouvez ici toutes les recommandations pour bien gérer le transport de vos chevaux en période de fortes chaleurs
Protéger les chevaux pendant les fortes chaleurs
Un cheval peut consommer de 30 à plus de 60 litres d'eau par jour selon la température, son activité et son alimentation. En période de forte chaleur :
> les abreuvoirs doivent être contrôlés plusieurs fois par jour ;
> l'eau doit rester propre et fraîche ;
> les installations doivent permettre un accès permanent, y compris au pré.
Une surveillance renforcée est indispensable pour les poulains, les chevaux âgés ou les animaux au travail.
Les chevaux doivent pouvoir disposer d'un espace ombragé, qu'il soit naturel (arbres) ou artificiel (abri). Les séances de travail sont à adapter en privilégiant les heures les plus fraîches de la journée et en augmentant les temps de récupération.
Une attention particulière doit être portée aux signes d'alerte : respiration rapide, sudation excessive ou, à l'inverse, absence de transpiration, abattement, difficultés locomotrices ou température corporelle élevée nécessitent une prise en charge rapide.
Sécheresse : comprendre les niveaux d'alerte
En fonction de l'état des ressources en eau, les préfets peuvent prendre des arrêtés de restriction. Ces mesures concernent les particuliers, les collectivités mais aussi les exploitations agricoles et les structures équestres.
Il existe 3 niveaux de restriction :

Anticiper pour mieux gérer
Face à la répétition des épisodes de sécheresse, plusieurs leviers permettent de renforcer la résilience des structures :
> sécuriser les capacités de stockage d'eau lorsque cela est possible ;
> entretenir régulièrement les réseaux d'abreuvement afin de limiter les pertes ;
> préserver les zones d'ombre dans les pâtures ;
> adapter la gestion des pâturages pour limiter le surpâturage et préserver les ressources fourragères ;
> suivre régulièrement les arrêtés préfectoraux afin d'anticiper les évolutions des restrictions.
Les niveaux d'alerte pouvant évoluer rapidement selon les conditions météorologiques, il est recommandé de consulter régulièrement les informations diffusées par les préfectures et les services de l'État afin d'appliquer les mesures en vigueur dans son département.
La période estivale rappelle que le bien-être des chevaux et la préservation de la ressource en eau sont étroitement liés. Une gestion anticipée permet non seulement de répondre aux obligations réglementaires, mais aussi de sécuriser le fonctionnement des structures équines face à des épisodes climatiques appelés à se multiplier.
Pour en savoir plus, retrouvez le compte-rendu de la demi-journée d’information consacrée à la gestion de l’eau dans les structures équestres.